Musée

Un premier musée s’ouvrait en 1966…Dans un nouvel espace inauguré en 2003, Isérables est évoqué par trois caractéristiques: la situation en pente, la richesse du blé et le symbole du berceau. Aujourd’hui, la Fondation Pro Aserablos poursuit la collecte d’objets et de témoignages. Elle conserve, documente et met en valeur la mémoire locale. 

Heures d’ouverture

De juillet à septembre : du mardi au dimanche, de 14h00 à 16h30.
D’octobre à juin : visites sur demande au 027/306 64 85 ou par mail : musee-iserables@bluewin.ch

Prix d’entrée

Adulte: Fr. 5.- Visite guidée : Fr. 8.-
Enfant jusqu’à 16 ans accompagnant un adulte : Gratuit .-
Prix de groupe sur demande.
Entrée gratuite avec le « Passeport Musées Suisse » ou Carte Raiffaisen.
Avec le « Passeport Valaisan » , deux entrées pour le prix d’une.

Visite sur demande en dehors des heures officielles d’ouverture : de 1 à 3 personnes Fr. 30.- Au delà, tarif en fonction du nombre de personnes.

Contact

Téléphone : 027/ 306 64 85
Mail : musee-iserables@bluewin.ch

Conseil

Si vous montez à Isérables en téléphérique dans l’intention de visiter le Musée, annoncez-le à l’achat de votre billet au départ de Riddes. Le retour sera gratuit (sauf pour les groupes) à condition que figure sur votre titre de transport le sceau du Musée qui attestera de votre visite.

1966

Une première collection d’objets avait été rassemblée par Théo Crettenand, Marcel Monnet, ancien président de commune, et quelques passionnés sous l’égide de la Société de Développement. En 1966 s’inaugurait un petit musée, l’un des premiers musées locaux valaisans, logé dans les combles de la station du téléphérique. Les reconstitutions réalisées alors, chambre à coucher, fromagerie d’alpage et four à pain était très appréciés.

Ce local a été réafecté avec la rénovation du téléphérique en 2009. Les objets de cet ancien musée sont aujourd’hui rangés dans un dépôt en attendant une prochaine exposition.

Vers un nouveau musée

Le musée aménagé en 1966 déjà a fait figure de précurseur car il fut l’un des premiers musées de traditions populaires du Valais. Il devrait bénéficier d’une forte impulsion pour rendre encore mieux compte de la richesse et de la diversité d’Isérables et créer une synergie avec son environnement (population, école, autorités, autres communautés de situation similaire…).

Cependant, l’exiguïté des locaux ne pouvait permettre la réalisation de ces objectifs. C’est pourquoi la commune a saisi l’opportunité de la réalisation du chauffage à distance alimenté au bois pour envisager la construction d’un bâtiment destiné à abriter le nouveau musée. Cette réalisation s’inscrit dans le renouveau du coeur du village, avec la rénovation de l’église, de l’école, d’un magasin d’alimentation, la réfection de la rue principale, l’installation d’un nouvel éclairage public et la construction d’une banque.

L’assemblée primaire du 23 juin 1998 a accepté la construction du bâtiment du musée par la commune d’Isérables puis la cession de celui-ci à PRO ASERABLOS, la Fondation pour Isérables. Cette décision a été approuvée par le Conseil d’Etat le 6 octobre 1999.

2003

En quelques décennies, le caractère profond du village s’est considérablement modifié, passant des traditions rurales fondées sur le travail et l’harmonie avec la nature au rythme accéléré des activités issues de la globalisation de l’économie mondiale.

Cependant, protégé par son relief particulier qui fait dire aux mauvaises langues que « la pente est si raide que l’on doit y ferrer les poules pour éviter qu’elles ne glissent dans la plaine », Isérables ne subira pas les grands développements dus au tourisme de masse.

Sur ce coin de terre aux paysages encore préservés, les traditions et les légendes sont encore bien vivantes! Mais les mutations en cours de la société risquent de banaliser rapidement l’histoire de ce pays et d’emporter définitivement sa mémoire si rien n’est entrepris.

La commune d’Isérables a eu l’opportunité de construire un bâtiment, idéalement situé au centre du village, pour abriter une nouvelle exposition permanente sur Isérables, un espace réservé à des expositions temporaires et un bureau d’accueil.

Le 3 juillet 2003, le musée d’Isérables accueille la visite du Conseil fédéral “incorpore”, emmené par le Président de la Confédération Pascal Couchepin. A cette occasion, l’exposition permanente en cours de réalisation est pour la première fois présentée au public. L’inauguration du musée achevé aura lieu le 15 septembre 2003.

Le musée veille à la conservation de ce patrimoine, il continue aussi la collecte d’objets et de photographies pour prendre en compte l’évolution du village et la diversité de ses ressources : élevage et cultures, mines et chantiers, industrie, artisanat, tourisme. Des entretiens enregistrés avec des personnes de tous les âges apportent les informations, ces faits et gestes qui permettront aux plus jeunes de comprendre l’importance et le sens d’objets usuels des deux siècles passés.

La Fondation PRO ASERABLOS a ainsi donné une nouvelle dynamique au patrimoine local. Sur le terrain et dans ce musée, elle crée un dialogue entre la population du village, la mémoire et l’histoire d’Isérables et les visiteurs ou touristes de passage.

Le musée d’Isérables, inauguré en septembre 2003, a été réalisé grâce à toute une équipe qui n’a pas ménagé son temps, son amour pour le village et son intérêt pour un projet qui fait sens pour le village comme pour ceux qui y viennent en visite

Narcisse Cretteand

Président de la Fondation Pro Aserablos

Pierre-Emile Crettenand

Vice-président

Freddy Monnet

Membre de la commission

Basile Monnet

Membre de la commission

Ruth Vouillamoz

Conservatrice du musée

Pierre Cagna

Architecte chef de projet pour la Fondation Pro Aserablos

Marie-Antoinette Gorret

Scénographe et décoratrice

Isabelle Raboud-Schüle

Ethnologue, association valaisanne des Musées

Sandra Viscardi

Entretiens et réalisation des documents sonores

Cette réalisation a été possible grâce au soutien et aux dons :

  • De la Loterie Romande
  • Du fonds spécial de la Loterie Romande et de l’Etat du Valais
  • De Regio+
  • De la commune d’Isérables
  • De la Société de Développement d’Isérables
  • De l’Association valaisanne des Musées
  • Des Amis de la Fondation PRO ASERABLOS
  • De la donation de Thérèse et Julon Lambiel

Expositions permanentes

L’exposition permanente a pour fil conducteur la pente. La commission du musée a choisi de mettre en évidence, dans un premier temps, deux caractéristiques d’Isérables : la richesse du blé et le symbole du berceau.

La pente : Le village d’Isérables est situé sur une pente idéalement exposée au soleil, à 1100 m d’altitude. Cette situation en nid d’aigle, qui est celle de nombreuses localités alpines, est pourtant considérée comme particulière. Bien visible depuis Riddes, mais aussi depuis les grands axes de communication de la plaine, le village est pourtant resté plus longtemps sans route d’accès que d’autres communes valaisannes. Un projet de construction ayant été refusé par le Grand Conseil en 1932… Le savoir-faire et les cacolets, hottes et paniers servant aux transports à dos ou avec les mulets se sont donc maintenus jusqu’au milieu du 20e siècle. Depuis 1942, un téléphérique, reconstruit en 2009, facilite la liaison avec Riddes et permet enfin de faire monter les marchandises ou de descendre rapidement en plaine des plateaux de ces petits fruits qui complètent les revenus paysans. Ouvert au trafic de voyageurs, le téléphérique a surtout offert des souvenirs inoubliables aux touristes venus de tout le canton ou de plus loin pour expérimenter cette montée vertigineuse. N’est-ce pas à ce moment-là, depuis 1950 environ, que la situation montagnarde sur une pente raide est aussi devenue un cliché accroché à un village désormais transformé par la modernité.

Le musée évoque à l’étage inférieur le blé pour remettre en valeur ce qui a été une vraie richesse locale. Les champs de seigle occupaient une grande partie des terres autour du village qui s’est vu qualifier de « grenier du district de Martigny ». Une particularité, une variété de seigle à la paille spécialement longue, permettait en outre de tirer un bénéfice de celle-ci. L’hiver, on passait des soirées à « tirer la paille », c’est-à-dire préparer et conditionner les brins en ballots réguliers. Ceux-ci se vendaient dans les vignobles jusque sur les bords du lac Léman. Les femmes du village s’y rendaient au printemps comme ouvrières pour les effeuilles. Il paraît que c’était plus facile d’attacher la vigne ainsi car le brin replié sur lui même tient bien plus facilement que le raphia ou les plastiques qu’il faut nouer. L’usage de la paille a disparu avec la généralisation des attaches en métal et son exploitation a cessé à Isérables au milieu du 20e siècle.

Enfin le berceau devait avoir une place de choix dans le musée pour deux raisons. D’une part, l’objet que les femmes portaient sur la tête pour emporter leur nourrisson aux champs ou au mayen est devenu un emblème. Le groupe « les Bedjuis » a maintenu ce geste ancien lors de cortèges folkloriques et en a ainsi fait une particularité d’Isérables. D’autre part, le berceau est le symbole du lieu de naissance dont on est fier.

De nombreux natifs d’Isérables ont pourtant quitté ces pentes trop coûteuses à cultiver pour travailler dans des mines, des galeries hydroélectriques ou pour divers métiers. Après 1950, de petites industries, micro-mécanique, horlogerie, électronique, permettent de garder des emplois d’ouvrières et d’ouvriers au village même.

Arrivé au bout de sa visite, le visiteur peut se demander ce qui fait la particularité d’Isérables. Est-ce vraiment la situation en pente qui a exigé des générations précédentes de tout porter sur le dos et d’user des souliers ferrés sur un sentier abrupt? Est-ce plutôt l’aspect unique de ce village, reconstruit en maçonnerie et curieusement disposé en ruelles horizontales après l’incendie dramatique de 1881 ? Ne serait-ce pas plutôt la fierté et l’attachement de ceux dont il est le berceau et qui en font aujourd’hui un village bien vivant?

Expositions temporaires

Afin de rendre ce musée vivant et interactif pour la population locale et les visiteurs, une exposition annuelle est organisée dans l’espace prévu à cet effet.  “La pente” est la thématique de fond de chacune des expositions mise en scène.

Tour à tour, le Musée d’Isérables équilibre les sujets et les formes visuelles. 

Ces événements sont aussi des moments privilégiés pour renforcer les liens avec les associations du villages, ou pour tisser des contacts avec des institutions ou des artistes extérieurs. 

Les réserves du musée

La mission d’un musée de type ethnographique et patrimonial tel que celui d’Isérables est d’entretenir la mémoire du lieu et de rendre compte des traditions populaires qui s’y sont développées. Et cela à travers une collection d’objets portant témoignage des pratiques quotidiennes du temps passé.

L’idée d’un musée dit « folklorique » et la première collecte d’objets commença dans les années 1960. Un local d’exposition fut inauguré en 1966, dans la partie supérieure du bâtiment du téléphérique. Etabli dans les murs actuels en 2003, le Musée se développa, les collections s’enrichirent grâce à des dons et des acquisitions, une réserve fut créée dans les locaux du parking des Combes, et Isérables dispose aujourd’hui d’un nombre important de pièces représentatives de la vie des Bedjuis de jadis.

Outre ses expositions et ses animations, le Musée a actuellement pour tâche d’organiser ses collections.  L’ensemble des objets doit être inventorié, classé, documenté et conservé dans des conditions optimales, après restauration si nécessaire. Une base de données mise à disposition par l’Association Valaisannes des Musées permet de « stocker » les informations, de les mettre en réseau pour d’éventuels échanges entre musées dans le cadre d’expositions temporaires et de les rendre accessibles au public. Voir le site de l’AVM « www.muses-vs.ch » ou la base elle-même à l’adresse « www.museumvs.ch ».

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